There's Room

    Saturday, January 23, 2016 to Saturday, February 27, 2016

    Opening
    • Saturday, January 23, 2016 to Saturday, February 27, 2016

    There's Room (De la place pour tous) 

    Commissaire : Petra Halkes 

    Michael Davidge, Asal El-Rayes, Zainab Hussain, Maria Gomez, Rachel Kalpana James, Farouk Kaspaules, Jaime Koebel, Zivana Kostic, Stephanie Marton, Jessie Raymond, Laura Taler, Mohamed Thiam, Tavi Weisz

    23 janvier au 27 février 2016


    Vernissage samedi 23 janvier à la Galerie 101, 14 h à 17 h avec des performances de Maria Gomez et Michael Davidge
     

    Jaime Koebel mènera une promenade autochtone, créée spécialement pour l’occasion, samedi 20 février 13 h
    http://www.g101.ca/fr/events/marche-autochtone-avec-jaime-koebel
    Gratuit, mais RSVP s'il vous plaît : office@g101.ca . Pour en savoir plus sur les promenades autochtones, consultez www.indigenouswalks.com

    Autres activités :

    6 fév. : 14 h à 16 h , Une table ronde animée par le Professeur Victor Konrad de Borders in Globalization (Université Carleton, Géographie et études environnementales) et Jamie Chai Yun Liew (l'Université d'Ottawa, Faculté de droit). 

    20 fév. : Une promenade autochtone, la galerie organise un repas-partage et un bain de foule avec les artistes présents. 

    27 fév. : Une séance d’information sur les organismes d’Ottawa qui facilitent l’intégration des réfugiés et des migrants. Détails à communiquer

     

    Inspirée par la crise des réfugiés, la Galerie 101 a demandé à des artistes locaux d’exprimer leurs impressions sur leur départ de leur lieu d’origine pour habiter une autre ville, Ottawa. Parmi les artistes de l’exposition, certains sont nés au Canada et ont vécu à Ottawa pendant des années, alors que les autres ont choisi de s’y établir plus récemment. Certains ont encore en mémoire les souvenirs récents ou profondément enracinés d’un exil forcé et traumatisant vécu en traversant plusieurs frontières. Ensemble, ils forment une nouvelle union dans la galerie.  

     

    Les œuvres de cette exposition traitent de plusieurs aspects ayant trait aux départs et aux arrivées, à l’établissement de nouveaux liens et à une redéfinition de l’identité propre. Ottawa, une capitale établie sur des terres algonquines qui n’ont pas été cédées, est enfoncée profondément dans une histoire humaine façonnée de guerres territoriales et de colonisation. Les gouvernements qui ont tour à tour siégé à Ottawa ont dessiné des frontières et ils ont édicté des lois et des règlements qui ont parfois été la source de terribles injustices et de malheurs pour le peuple autochtone, les migrants et les immigrants. Néanmoins, les Canadiens partagent une mémoire sociétale collective qui leur procure l’empathie nécessaire pour bien comprendre l’ampleur du défi de se réinventer dans un nouvel environnement. Ils savent les nombreuses difficultés que vivent les nouveaux arrivants. 

     

    Alors qu’Ottawa attend l’arrivée de milliers de réfugiés syriens, l’exposition There’s Room fournit aux gens un espace pour faire preuve d’empathie, d’écoute et de partage. Cette rencontre entre artistes et spectateurs permet à tous d’échanger sur des vécus très différents et variés, pourtant liés par des souvenirs de déplacement et de réinstallation. L’intégration dépend autant de l’ouverture et de la compréhension des personnes qui sont déjà établies ici que des efforts que font eux-mêmes les immigrants. En quelque sorte, There’s Room met en scène le processus social de l’intégration et le renouvellement perpétuel que l’on observe dans la ville. Dans cette perspective, des chaises et des tables sont placées dans la galerie pour faciliter les interactions entre les artistes et les spectateurs pendant l’exposition. Des renseignements sont fournis sur des groupes militants et sur les moyens d’aider. Des efforts sont faits pour créer des liens avec d’autres galeries, organisations, établissements et activités qui mettent l’accent sur l’afflux actuel de nouveaux arrivants dans la ville.

     

    De plus, There’s Room offre une tribune pour discuter des causes profondes des migrations de masse que l’on observe en ce moment, comme les guerres, le fondamentalisme et la cupidité. En février, une table ronde sera organisée pour aborder la question des frontières nationales. Elles seront traitées comme un système de répartition longtemps tenu pour acquis et duquel découlent des souffrances personnelles. 

     

    *Le titre de l’exposition est inspiré du mot cri pour « bienvenue », « Tawaw », qui se traduit pour dire il y a de la place. C’est la commissaire Cheryl L’Hirondelle qui a partagé ce terme lorsque nous avons parlé d’intégrer des mots autochtones à la langue anglaise lors de la table ronde We Are Cities tenue à la Galerie 101 le 28 novembre 2015.

     


    Galerie 101 remercie la Ville d’Ottawa, le Conseil des arts de l’Ontario (une agence du gouvernement de l'Ontario) et le Conseil des arts du Canada. Galerie 101 remercie le Festival Asinabka, ses membres, bénévoles, partenaires et toutes ses relations.